La croix de Boulogne reçoit également le nom de "croix de Pardon" pour commémorer le pèlerinage de Notre-Dame-de-Boulogne. Les coquilles évoquent le produit de la pêche et les fils torsadés le cordage enroulé sur le pont du bateau. Les motifs filigranés présentent des analogies avec les bijoux espagnols du XVIIème siècle : les Espagnols occupaient à cette époque le comté de Flandre.
A Etaples, Boulogne sur Mer, Calais, Dunkerque... aux XVIIIème et XIXème siècles, les bijoux des communautés de pêcheurs et de matelots des villes du littoral sont un motif de fierté et un signe de richesse. Plutôt que d'acheter des bijoux neufs, il était fréquent de donner les anciens au bijoutier pour qu'il en fasse de nouveaux. C'est ce qu'on appelait "aller à dorlots".
La bague boulonnaise ou "noeud d'amour" se fabriquait en différentes tailles : la plus petite était celle de la fiancée, la moyenne celle de la jeune femme et la plus grosse celle des femmes "d'âge mûr".